Accueil Les chroniques de Xian Chronique de Xian n°2 : La gestuelle
Chronique de Xian n°2 : La gestuelle PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Partager sur FaceBook
12 juillet 2003 : CHRONIQUE N°2 : La gestuelle

Précisément ....

L’homme est formé par l’hérédité, l’éducation, l’auto-éducation. Seule cette dernière composante est volontaire et personnelle. Il n’y a donc que sur elle et par elle que l’on peut modifier le cours des événements qui nous touchent, qui nous modèlent.

Les arts martiaux originels (issus de la guerre) même dans leurs formes les plus violentes ou stupides semblent nous permettre de grimper dans la pyramide des hommes, de l’homme-moule à l’homme-victime passant d’une infinité d’états à une autre grandeur.

Une évolution se dessine qui n’est pas sans créer de l’angoisse. L’art guerrier devient une voie, parfois un rituel, ici machinal, parfois traditionnel.

Ce rituel devient gestuelle, ainsi, pratiquer ju-jutsu, c’est décider d’un concept, d’un mode de vie, d’un état d’âme.

Pratiquer régulièrement : une gestuelle contre l'aliénation sociale.

Tout commence par une porte que l’on pousse... Un premier déclenchement intempestif d’hormones, ...il n’y a que simulacre et aucun danger mortel, quelques uns rient à se faire peur. Et peut-être un jour à n’avoir pas peur.

Quelle merveilleuse aventure commence là !

Entrer ici, c’est décider de ne pas se contenter d’être cet homme normal qui nous guette du fond de sa moyenne ou du haut de sa norme.

Ici, au dojo ( le mot est magique ), je vais inviter un autre, un adversaire, à entrer dans mon jeu de vie et m’en échapper pour littéralement me défaire de lui en le trompant, en effectuant du détournement de pensée ou de geste. Le Ju-jitsu devient alors un art vital passionnant.

Ici, au dojo, je vais développer mon potentiel propre, mes dons, ma créativité, mon dynamisme, ma joie de vivre et ma santé.

Le dojo, voici donc un premier mot mystère, voilà le premier voile mystique.

Est-ce ennuyeux de dégonfler des baudruches, de faire éclater en pétards ce que d’autres ont appelé bombes... le dojo c’est un local. N’est-ce pas ?

Xian.