Accueil Les chroniques de Xian Chronique de Xian n°25 : Art martial, art de vie
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6 mars 2006 : CHRONIQUE N°25 : Art martial, art de vie.

Avec les moines du Shaolin, l’art martial entra dans le cycle social réel. Longtemps, les experts et les maîtres ignorèrent cet aspect « non-utilitaire » de la discipline martiale. Pourtant, l’ère du BU Jutsu allait se terminer et grandissant, donner aux techniques de combat une autre dimension.
Un accompagnement psychologique vint transcender l’application de la technique. L’ère du BU do était née. Bien entendu, de nombreux conflits personnels, familiaux, locaux, nationaux et internationaux bloquèrent, souvent, jusqu’en 1945, le développement de l’art martial en une somme de techniques de défense voire même d’attaque.

Depuis une soixantaine d’années la spiritualisation s’est ancrée dans la technique JITSU – DO.
La voie du jiu-jitsu est bien celle-là : techniques et pratiques utilitaires de combat sont devenues rituels et expressions corporelles, le côté « sportif » tant dans sa conception de vie saine que dans celle de profit moderne l’a effleuré et s’est détourné de l’art de la souplesse parce que celui-ci est réellement en train de devenir une conception formelle de vie, une philosophie à part entière. Technique de corps à la recherche de l’échange spirituel, pratique de défense corporelle en transfert vers une gestuelle intégrée, utilitaire de combat évoluant vers une attitude comportementielle.

La valeur des arts martiaux longtemps attachée à la valeur du katana pour son idée de destruction totale s’est échangée pour le bien de tous en une symbolique de la maîtrise parfaite du geste et du commandement du geste.

Le sabre représente à lui seul l’esprit de la chevalerie qui jamais ne peut faire défaut au dojo ... et dans la vie de celui qui pratique jiu-jitsu.

Le jiu-jitsu d’aujourd’hui est une discipline comportementale souvent mal appréhendée par le novice et plus encore par le spectateur extérieur qui, sans cesse, depuis le « bon vieux temps » de Ré Nié et autres Matsuda perçoit uniquement le message « autodéfense » compris dans l’ensemble de la gestuelle. Cette attitude se fonde sur la vision d’un jiu-jitsu saisi dans son apparence et non dans sa substance.

Trop rapide et peu démonstratif, le geste, non-pensé, réel et efficace du jiu-jitsu ne correspond pas naturellement à ce qu’en attend un profane ou un débutant.

Il faut être initié et avoir pratiquer pour saisir l’essence du geste.

Ainsi donc, la conclusion est simple : Entrez ! et Pratiquez !
Xian.