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Chronique de Xian n°52 : Réflexion PDF Imprimer Envoyer
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20 juin 2009 : Chronique de Xian n°52 : Réflexion

Voici un nouvel été qui nous arrive, moment privilégié pour la plupart d’entre nous en ce qui concerne la réflexion à se faire à propos du jiu-jitsu et de l’art martial.

Certains vont se reposer, s’éloigner des salles de cours et dojo pour se ressourcer, d’autres au contraire vont profiter de cet été pour participer à des stages pratiques dans leur discipline ou dans des arts connexes.

La pratique n’est pas toujours simple et faire connaître nos passions est souvent plus difficile qu’il y paraît d’emblée. Surtout lorsque cette passion est l’art martial.

Dans notre société occidentale structurée par les rapports financiers et politiques, le pratiquant d’art martial est le plus souvent compris comme « celui qui veut se battre (ou apprendre à se défendre par un art de frappe) » ou alors un sportif un peu « lourd » qui ne fait que causer de coups et de chutes.

La télévision et le cinéma, l’image médiatique générale véhiculée est celle-là, fort malheureusement, y ajoutant même l’illusoire image d’être « celui qui va vaincre tout assaillant sur son chemin » et ce n’est pas la vogue chinoise qui vient le contredire. C’est d’autant plus étonnant que la mode western passe et que les habitants de nos quartiers constatent fort heureusement que  même les forces de l’ordre n’ont pas à mettre en pratique sans cesse des méthodes de combat à main nue. Le combat est le moment exceptionnel et rare, il doit devenir plus rare encore, il représente l’échec de l’intelligence dans la plupart des cas.

Dans nos sociétés actuelles, la finalité de l’art martial est donc ailleurs et s’il est vrai que l’entraînement est un défouloir et d’une utilité réelle en cas d’auto-défense légitime et nécessaire, la vraie quête du pratiquant est le développement de la personnalité au travers de la compréhension d’un art gestuel authentique.

L’apprentissage des techniques ne sera profitable qu’au travers de cette découverte profonde de soi et des autres liée à la répétition automatique de gestes et à la création de situations respectives multiples. Atteindre la maîtrise est le premier but réel et sincère sans lequel l’étude est inutile.

Souplesse tonus fermeté … physique … Prévention, dissuasion,… attitude et si nécessaire, défense sans brutalité mais avec réalisme.

L’art martial est une école de vie, celle véritable des apprentissages de solidarité et stratégies, de respect et ténacité, de sensations et raisonnement.

Devenir meilleur que soi-même, le meilleur et non supérieur à qui ou quoi que ce soit.

Bel été à tous.

A bientôt