Ecole Takeda Budo PDF Imprimer Envoyer
Partager sur FaceBook

1/ Quel est le nom et l'origine de votre style ?
2/ Depuis quand votre école existe-t-elle ?
Le Takeda Budo est issue de l’école martiale du clan Takeda (Takeda Ryu Sobudo). Selon les sources de l’Ecole Japonaise, L’origine de la pratique et l’utilisation du terme Takeda Ryu Aïki no Jutsu remonte au 12ème Siècle avec Takeda Yoshikio (1086-1163) et se perpétue en ligne directe jusqu’en 1959 avec Ichio Oba. Soke Hisashi Nakamura poursuit l’enseignement  après le décès de Ichio Oba et fonde  le Nihon Sobudo Rengokai (1970) ainsi que la Takeda Ryu Nakamura Ha.  Elle est présentée en Europe pour la première fois en 1986. L’école nomme deux représentants dans les années qui suivent : Maître Roland Maroteaux qui quittera l’école d’origine en 1997 pour fonder la Takedaryu Maroto Ha, et Maître Siegfried Kobilza qui après presque 20 ans de représentation de l’école d’origine crée sa propre branche en 2005.

3/ Qui en est le responsable ? Quel est son parcours ? (origine, styles pratiqués, grade...)
Au niveau international, le représentant est Maître Siegfried Kobilza responsable de l’ISTB (International Society For Takeda Budo). Nommé Okuden Shihan par Soke Hisashi Nakamura., Il pratiquera avant de représenter la Takeda Ryu, le karaté, le Judo, et l’Aikido. Instructeur en Jujutsu, Nihon Jujutsu et Représentant de l’IMAF (International Martial Art Fédération), il reçoit le titre de Renshi en 1987. Au cours de ces années de  pratique, il rencontre de nombreux Maîtres Japonais dont Kai Senseï, Sugino Senseï, Yamagushi Senseï et Minoru Moshizuki Senseï qui lui proposera de devenir un représentant de la BIF (Budo International Fédération) mais sa rencontre avec Soke Hisashi Nakamura (un des dirigeants de l’Imaf) orientera définitivement sa pratique vers le Takeda Budo. Chargé de son enseignement et de son développement en Europe ; il rencontrera Philippe Boutelet alors pratiquant et enseignant d’arts martiaux (Karaté, Aîkijutsu, Kenjutsu, Jodo). Ce dernier se passionne rapidement pour cette école et la clarté de l’enseignement de Maître Kobilza. Il sera nommé quelques années plus tard, représentant de L’ISTB pour la France, Chargé de la formation des enseignants et instructeurs en Takeda-Budo.  

4/ De quelle association ou fédération dépendez-vous ? Combien d'adhérents compte-t-elle ?
En France, le Takeda Budo est lié à L’ISTB pour la Structure International et à la FFKDA sur le plan National. Il compte environ 150-200 adhérents.

5/ Combien de clubs recensez-vous ? Où sont-ils implantés ? (France et étranger)
Il existe des clubs situé principalement en Europe, mais aussi dans le Monde (Autriche, Belgique, Hollande, Luxembourg, Espagne, Allemagne, Roumanie, Mexique,…). En France, il y a actuellement 6 clubs situés dans le sud, avec un développement correct au cours de ces deux dernières années. Il faut un certain temps pour former des enseignants.

6/ Sur quels principes techniques fondamentaux vous appuyez-vous ?
Le Takeda Budo est d’abord un Sobudo : vulgairement traduit, il s’agit avant tout d’un ensemble de discipline dont la pratique et l’apprentissage du jujutsu n’en constitue qu’une partie. Notre esprit typiquement cartésien à besoin de classifier et il nous est quelquefois difficile de comprendre qu’il s’agit d’un tout volontairement décliné en différentes disciplines pour en faciliter l’apprentissage. Certains élèves arrivent pour apprendre le Sabre, ou  l’Aiki, ou des techniques de self défense comme des options de cette école. Il est important de leur expliquer que dans leur formation ils apprennent en fait la même chose avec des outils différents. Qu’ils seront amenés à savoir chuter avec un sabre ou un bâton. Qu’ils devront s’exercer au combat pied-poing autant que de savoir placer des techniques de projection et d’immobilisation. 

7/ La compétition est-elle une de vos préoccupations ?
En Takeda Budo, comme dans la Takeda Ryu Nakamura Ha, il existe des tournois et compétitions, qui obligent les pratiquants à se rencontrer dans les différentes disciplines. La compétition (Shiaï) reste une composante importante de notre pratique. Elle n’est pas une fin en soi, mais reste incontournable dans l’apprentissage de notre Budo et la connaissance de soi.
Pour en avoir une petite idée, il est possible de voir des vidéos de tournoi sur ce site http://www.takedaryu.at/index.php?action=show&pageID=35 .
Il est aussi important de rappeler que l’objectif de la compétition est de développer des capacités personnelles.

8/ Pourriez-vous décrire en quelques mots l'organisation de vos cours ? (salut, échauffement :20', technique: 40', etc...)
Le cours peut se décliner de façon différentes selon l’objectif du moments, soit par disciplines, soit en Sobudo en travaillant un même principe appliqué de différentes manières possibles (au sabre , bâton, pied poing, projection…).  En général pour un cours de 2h00 : Taïso 10’ Salut Reigisaho), Travail sur les fondamentaux (Sokutaïdosa : déplacements, chutes, saisies, frappes, dégagements,…) 20’, Techniques de bases (Kihon) 30’, Applications (Oyo Waza, Randori) 30’, Préparation compétition (Combat, Shiaï) 20’, Récupération Salut 10’. 

9/ Qu'est ce qui le différencie du jujitsu dispensé par la fédération française de judo-jujitsu ?
Ne connaissant pas réellement la pratique du Jujutsu de la fédération française de judo-jujitsu, je ne peux pas vraiment parler des différences.
Par contre il existe de fait certains de nombreux points communs. Les stratégies de combats à main nues, de saisies, de projections, pour un humains doté de deux bras et deux jambes restent assez proches quelques soient les pratiques martiales. Seule la forme d’apprentissage, les règles sportives, l’histoire,  et la personnalité de chacun, et la finalité font que les arts martiaux sont déclinés de manières différentes. J’ai l’habitude d’avoir des pratiquants et enseignants de différents horizons et disciplines avec lesquels nous échangeons ; il existe bien sûr des différences, mais très souvent, ce sont les points communs qui sont importants. La spécificité se faisant souvent dans la forme d’enseignement, la compréhension de la technique, l’application elle-même.

10/ Que pensez-vous de la vision du jujitsu qui est véhiculée en France ?
Là non plus pas de réponse claire, mais il me semble que depuis quelques années de nombreuses disciplines cherchent soient un retour aux sources, soient à compléter leur pratiques par l’adjonction de disciplines complémentaires.

11/ Pensez-vous qu'une fédération française de jujitsu devrait naître ?
Pourrait-on y regrouper tous les styles ?
Il s’agit là d’un problème Franco-français. Pourquoi n’existe-t-il pas une instance regroupant toutes les pratiques martiales type union de fédération ?
Personnellement, je pense qu’une fédération est plus souvent liée à un problème d’hommes plus que d’institution elle-même ; Le Takeda Ryu n’y échappe pas non plus! Et il existe bien plus souvent de dissociation que d’association  au sein d’une même discipline. Cela ne me dérange pas spécialement.

12/ Quelle est l'adresse de votre site internet ?
www.takeda-budo.fr  et www.takedaryu.com , http://provence.takeda-budo.fr/

13/ Le mot de la fin ?
Quelle fin ? Continuer à s’entrainer, se faire plaisir, rester sérieux sans se prendre la grosse tête ! Pas trop image japonaise tous ça et pourtant cela ne doit pas empêcher de rester rigoureux et précis dans sa pratique !
Ne pas vouloir être plus Japonais que les Japonais ! Ceux qui savent n’apprennent rien ! Que le chemin est long, mais quel paysage!

Philippe Boutelet
Responsable ISTB France & Takeda-Budo FFKDA

VISITEZ LE SITE :