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Sekko Te Dori PDF Imprimer Envoyer
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Sekko Te Dori littéralement « l’art des mains habiles » ou «  l’Art des mains que savent saisir » est un style de combat de survie individuel d’origine japonaise.

Directement issu des techniques utilisées sur les champs de batailles, comme la plupart des jitsu, il évolue dans sa pratique face aux agressions modernes afin de conserver son appellation  d'Art Furieux :  « Ikari Ha ».

Notre école offre à ses pratiquants tout le loisir d'un enseignement du combat ludique jubilatoire et pragmatique. Plaisir, fraternité, refus de la douleur, hédonisme. Pratique quotidienne.

Par rapport aux styles de combat présents actuels prônant le culte d'un corps qui décline tôt où tard pour laisser son pratiquant dans l'amertume et souvent dans l'incapacité pour causes de blessures à répétition, Sekko Te Dori s'inscrit dans une pratique qui n'a pas pour but d'être le plus physiquement puissant possible mais cible l'usage des points vitaux et de techniques souvent décrites comme  amorales  par ceux qui n'ont pas le désir et/ou la possibilité de les utiliser dans leur pratique.
Frappes, projections, dislocations, arrachements, emmenées au sol, retournement de l'arme de l'agresseur sui lui même sont utilisés entre autres avec l'idée de cacher la réalité au témoins éventuels, ou non, pour éviter d'éventuelles sanctions judiciaires ou au contraire se faire passer pour des victimes en laissant l'autre provoquer l'agression. Nous apprenons à contourner la loi en ne montrant pas la ou nous pourrions la détourner.
Nous travaillons en mettant en valeur ce qui nous arrange et en camouflant l'action moins légale. Notre style se met au service de celui qui le pratique sans considération d'une morale forcément subjective.
Dans cet esprit, l'étudiant n'apprendra pas à devenir encore plus fort physiquement, pas de pompes, pas d’abdos, de cordes à sauter ou de sac, mais à utiliser sa faiblesse relative pour subjuguer plus fort que lui.

Il ne faudrait pas confondre et faire l'amalgame d'un travail souple et intelligent avec un manque d'explosivité, car le Sekko Te Dori est à l'image de son emblème :
- le démon grimaçant « Kongo rikishin »,
- demi dieu grimaçant, laid, bedonnant, mal fringué, mais démon furieux capable de laisser s'exprimer les forces enfouies au plus profond de tout homme aux moments les plus critiques.

Incarnation de l'énergie, de la force vitale, du refus de l'oppression, de la capacité de lutter contre l'asservissement physique ou intellectuel de l'être humain.

Sekko Te Dori n'est ni pacifique, ni pacifiste, n'a pas cette vocation.

L’idée à retenir : Ne pas être vaincu. La fin justifie les moyens. 
Un exemple parmis d’autres : le refus du combat libre, même souple, façon randori ou ju kumite. Tôt ou tard l’un cherche à gagner sur l’autre, les enchainements sont impossibles, les actions/réactions n’étant pas reproduites. Pour éviter la mise en avant d’un coquelet des tatamis à l’ego surdimensionné, nous pratiquons le combat alterné. Un coup j’attaque, un coup je défends. La seule sanction est l’échec et donc la répétition immédiate de l’enchainement à utiliser. J’aide le partenaire qui m’aide à son tour. Gagner sur soi et pas en se « payant » l’autre.
La fratenité et l’efficacite sortent gagnantes de ces pratiques. La compétition est évidemment honnis des Akusei (pratiquants de jitsu).

Nawa Sekko, japonais exilé en Espagne, Barcelone, puis en France à Bordeaux, lors de l’entrée de l’Espagne dans l’Europe détenait son art de son grand père et d’un ami de celui-ci. Il ne désirait pas ouvrir d’école, ne s’inquiétait pas de la disparition de sa discipline, ne se préoccupait que de sa propre progression sous le controle de sa femme qui pourrait bien être sa sœur…
Décédé en 1996, l’association Ju Jitsu Sekko Te Dori lui rend hommage en 2002 en donnant som nom à l’école et s’inspire du savoir qu’il a transmis presque malgré lui. Il était le dernier des Sekko.

Jean-Michel Rey.

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